crevasses glomes

Les Crevasses aux Glomes chez le Cheval: Causes, Prévention et Soins

Mis à jour en mai 2026

Les glomes du cheval : comprendre, prévenir et soigner les crevasses et infections

Les glomes du cheval jouent un rôle essentiel dans le confort, l’équilibre et la locomotion. Pourtant, cette zone reste souvent négligée jusqu’à l’apparition d’une crevasse, d’une irritation ou d’une infection douloureuse. Or, les glomes constituent une véritable zone sensible et stratégique du pied du cheval : ils peuvent devenir une porte d’entrée pour les bactéries, les champignons et les agents pathogènes… mais aussi une porte de sortie lorsque l’organisme tente d’évacuer une infection.

Dans cet article, découvrez :

  • ce que sont réellement les glomes,
  • pourquoi certains chevaux sont plus sensibles aux crevasses,
  • comment prévenir les infections,
  • et pourquoi un soin régulier des glomes est indispensable pour préserver la santé du pied du cheval.

 


Qu’est-ce que le glome chez le cheval ?

Le glome est une structure située à l’arrière du pied du cheval, entre les talons du sabot. Composé de tissus souples et élastiques, il participe activement :

  • à l’absorption des chocs,
  • à l’amortissement,
  • à la circulation sanguine dans le pied,
  • et à la protection des structures internes du sabot.

Cette zone, très sollicitée au quotidien, est en contact permanent avec :

  • l’humidité,
  • la boue,
  • les bactéries,
  • les urines,
  • les frottements,
  • et parfois des terrains agressifs.

Lorsque l’équilibre cutané est fragilisé, des fissures peuvent apparaître : ce sont les fameuses crevasses des glomes chez le cheval.


Pourquoi les glomes sont-ils si sensibles ?

Les glomes représentent une zone anatomique particulière :

  • peu ventilée,
  • souvent humide,
  • soumise aux macérations,
  • et difficile à maintenir parfaitement propre.

Cette combinaison favorise les déséquilibres cutanés et la prolifération des micro-organismes.

Une véritable porte d’entrée des pathogènes

Une simple irritation peut rapidement devenir une porte d’entrée pour :

  • les bactéries,
  • les levures,
  • les champignons,
  • ou d’autres agents pathogènes.

Les crevasses permettent alors aux infections de s’installer plus profondément dans les tissus.

Mais il est également important de comprendre que les glomes peuvent devenir une porte de sortie des infections internes. Chez certains chevaux, l’organisme cherche à évacuer une surcharge infectieuse ou inflammatoire par les zones les plus fragiles du pied. On observe alors :

  • des fissures récidivantes,
  • des suintements,
  • des croûtes,
  • ou des inflammations chroniques.

C’est pourquoi un soin local efficace doit toujours s’accompagner d’une réflexion globale sur l’environnement, l’humidité, l’hygiène du pied et l’état général du cheval.

Dans certaines situations, les atteintes des glomes sont un signe de crapaud. Il est important de rapidement poser le bon diagnostic car la maladie du crapaud a 3 portes d'entrée des pathogènes et de sortie des exsudats: les périoples, les glomes et la fourchette.

Crapaud chez le cheval avec atteinte sévère du glome — les fissures et exsudats visibles illustrent l'importance d'un diagnostic précoce.

crapaud chez le cheval avec atteinte sévère du glome

Quels chevaux sont les plus concernés par les crevasses des glomes ?

Les chevaux aux paturons blancs

Les chevaux présentant des balzanes ou des paturons blancs développent souvent davantage de problèmes cutanés au niveau des glomes.

Leur peau est généralement :

  • plus fine,
  • plus sensible,
  • et parfois moins résistante aux agressions extérieures.

Ils peuvent donc être plus sujets :

  • aux crevasses,
  • à la gale de boue,
  • aux irritations,
  • et aux infections bactériennes.

Humidité, sécheresse et saleté : les grands ennemis des glomes

L’humidité excessive

Les terrains boueux ou humides ramollissent la peau et favorisent :

  • les fissures,
  • les macérations,
  • et les infections.

La sécheresse

À l’inverse, une peau trop sèche devient cassante et se fissure plus facilement.

La saleté et les bactéries

L’accumulation de boue, fumier, sable ou débris dans les glomes crée un environnement favorable à la prolifération bactérienne.

Sans entretien régulier, les petites irritations peuvent rapidement évoluer vers des lésions douloureuses.

Parfois les crevasse des glomes vont démarrer par des gales de boue au niveau du paturon puis descendre pour ouvrir un crevasse au niveau des glomes. Les gales de boue sont à prendre en charge le plus rapidement possible.


Certaines races sont-elles plus sensibles ?

Oui. Certaines races présentent des glomes plus profonds ou plus fermés, favorisant la rétention d’humidité et de débris.

Les races souvent concernées :

  • Percherons,
  • Shires,
  • Clydesdales,
  • chevaux Belges,
  • Frisons,
  • Cobs.

Leur morphologie nécessite une vigilance accrue, notamment en hiver ou en période humide.


Pourquoi le soin des glomes est essentiel

Prendre soin des glomes ne sert pas uniquement à éviter une crevasse visible.

Un entretien régulier permet :

  • de limiter la prolifération bactérienne,
  • de préserver la barrière cutanée,
  • d’éviter l’installation d’infections chroniques,
  • et de soutenir les capacités naturelles de réparation de la peau.

Des glomes sains participent directement au confort locomoteur du cheval.


Comment prévenir les crevasses des glomes ?

Nettoyer sans agresser

Lavez les glomes délicatement afin d’éliminer :

  • la boue,
  • les débris,
  • les bactéries,
  • et les matières organiques.

Évitez les produits trop décapants qui fragilisent la peau.


Bien sécher la zone

Après nettoyage, séchez soigneusement les glomes.

Une humidité persistante favorise :

  • la macération,
  • les bactéries,
  • et les récidives.

Maintenir une peau souple et protégée

Une peau bien hydratée résiste mieux aux fissures.

L’utilisation d’un soin adapté comme OZONE SOIN BOUE aide à :

  • assainir la zone,
  • limiter la prolifération microbienne,
  • maintenir la souplesse cutanée,
  • et prévenir les craquelures.

L’association de l’huile ozonée et de l’huile d’amande douce permet d’agir à la fois sur :

  • l’équilibre microbiologique,
  • et la protection de la barrière cutanée.

Faut-il retirer les croûtes ?

Non. Il ne faut jamais arracher les croûtes.

Les retirer prématurément peut :

  • rouvrir la plaie,
  • ralentir la cicatrisation,
  • provoquer des saignements,
  • et favoriser une surinfection.

L’objectif est plutôt :

  • d’assainir,
  • d’assouplir,
  • et de soutenir la réparation naturelle des tissus.

Quel soin utiliser sur une crevasse déjà installée ?

Lorsque la crevasse est présente, il est important d’agir rapidement afin d’éviter l’aggravation de l’inflammation ou l’installation d’une infection profonde.

L’OZONE SOIN INTENSIF a montré d’excellents résultats sur ce type de lésions grâce à :

  • son action assainissante,
  • son soutien de la régénération cutanée,
  • et sa capacité à maintenir un environnement favorable à la réparation des tissus.

Dans certaines situations l'utilisation de l'ozone sous sa forme gazeuse, Bagging, permet d'accélérer la sortie des exsudats et d'assainir la zone. 


Quand consulter le vétérinaire?

Si la plupart des crevasses superficielles peuvent être gérées avec des soins locaux adaptés, certains signes doivent alerter et justifient une consultation vétérinaire rapide :

  • une crevasse profonde, saignante ou qui ne cicatrise pas après 7 à 10 jours de soins
  • un gonflement, une chaleur excessive ou une boiterie associée
  • des suintements abondants, malodorants ou purulents
  • des récidives fréquentes malgré un entretien régulier
  • une suspicion de crapaud, de gale de boue avancée ou d'infection profonde

Dans ces cas, un diagnostic précis est indispensable pour adapter le traitement et éviter une aggravation vers des structures plus profondes du pied.

Conclusion : des glomes sains pour un cheval confortable

Les glomes sont bien plus qu’une simple zone du pied : ils jouent un rôle fondamental dans la santé globale du cheval.

Parce qu’ils sont exposés en permanence à l’humidité, aux bactéries et aux agressions extérieures, ils nécessitent une attention régulière. Les crevasses ne doivent jamais être banalisées, car elles traduisent souvent un déséquilibre local important.

Un entretien adapté, une surveillance régulière et des soins respectueux de la peau permettent de prévenir de nombreuses complications et d’améliorer durablement le confort du cheval.

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